mercredi 31 décembre 2008

La mort d'un système

Dans La Presse du 30 décembre, section affaires, vlà-ti pas que le secrétaire états-union au trésor, Henry Paulson, nous annonce que les régulations actuelles aux États-Unis sont "désespérément surannées", obsolètes, et qu'ils ont "fait tout cela sans toutes les autorités dont un grand pays comme les États-Unis a besoin."

À tous ceux qui m'ont répété qu'il fallait moins de mesures et de réglementations, prenez-en de la graine.

Je vous renverrai donc à une lettre de l'essayiste Pierre Vadeboncoeur au Devoir, publiée le 24 décembre dernier, qui comme nous se définie en tant que profane, mais qui fait réfléchir. Il y a un passage en particulier que je trouve intéressant concernant le plan de sauvetage de 700 milliards et plus du gouvernement états-unien :

La manoeuvre a tout de même quelque chose d'incroyable. Le capitalisme, menacé d'échouer, reçoit in extremis, comme un cadeau, le capital qu'il a joué à la roulette et perdu.

Ces montagnes de liquidités cessent donc d'être publiques pour que soit reconstitué, aux frais du peuple, le patrimoine des barons en déroute. L'entreprise privée, sans cesser d'être privée, est relancée par l'État, c'est-à-dire par la population, qui soigne de la sorte les individus qui l'ont ruinée. On repart la machine des intérêts privés avec le fric des citoyens.


Maintenant, si on mettait l'être humain au-dessus de l'intérêt économique avec une bonne dose d'éthique, de respect et de considération, déjà les choses iraient mieux. Cependant, mes concitoyens occidentaux ne semblent pas le vouloir, alors continuons à patauger dans notre merde et disons merci à ceux qui nous ont prit notre argent, pour ne pas dire volé, pour le perdre ensuite, et se sont fait renfloué par les gouvernements...

Une autre guerre, tout le monde ? Nous le savons tous, une bonne grande guerre, ça te relance une économie ça !

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